26 juin 2008
Saoul
Je sais pas ce qu’il y a de pire entre les deux. Que vous ne croyez pas en moi, ou que vous en fassiez beaucoup trop. Je sature. Les mots ne pénètrent plus mes neurones. Ils frappent fort, beaucoup trop fort. Comme cette perceuse. Le bloc se dessine peu à peu. Je sature. Et la pression m’explose les oreilles. Ecrasée sur mes pupilles humidifiées par la dépression. Du savoir et du savoir. Le chemin de la réussite est un terrain miné. Saoul de ses théories qu’on avale au goulot. Je tremble slalomant entre les bombes. Six jours. De la pression sur mes oreilles. La perceuse en bas. Et je bois pour oublier. Toutes ces paroles qui me tapent dans la tête. Je bois. Toute cette compétition qui me piétine. Ces rêves d’excellence qui nous bouffe de l’intérieur. Je n’absorbe plus rien. On verse de l’eau dans un verre de vin, jusqu’à quel moment le vin reste-il du vin, Et à quel moment se transforme –t-il en eau ? Un œnologue répondrait dès la première goutte d’eau, le vin est altéré. Moi je me suis liquéfiée. Et ils auront raison. Ceux qui n’y croyaient pas. Je bois, j’avale, j’implose. Overdose.
post sriptum : Et puis il est passé chez moi, et m'a donné sans s'en rendre compte cette fameuse bouffée d'air frais dont j'avais tant besoin. J-2 et je suis en vacances, pour de vrai cette fois-ci. Finit les identités, l'environement, les gauches, les droites, les centres...de 1945 à nos jours, Vaclav Havel, Gomulka, Brejnev, V.G.E, Willy Brant, Poutine, Staline, Medvenev et tous ces autres enfoirés. Plus que 48h et je les enmerdes.... =D
22 juin 2008
Without Vacation.
JE VEUX VOIR A NOUVEAU LES NUAGES
TRAVERSER SON VELUX
DELICATEMENT ET SANS DOULEUR
COMME TOUTES LES FOIS OU J'AI ETE HEUREUSE.
repair.
"Ils s'étaient rencontrés sur les bancs de l'école entre une heure de colle, de maths ou un cours d'espagnol..."
Je pourrais tout critiquer pendant des heures, lui dire que plus rien ne va, balancer des choses immondes que je ne pense pas, écrire des mots qui suintent et le faire souffrir abbondament. Mais tout ça m'est impossible. Comme une irrésistible tension emprisonnante. Je l'aime bien trop fort et je ne peux rien faire contre ça.
je suis chiante, trop.
Elevée au grain pour créer des problèmes avec un peu de rien.
Je suis chiante. Trop. Beaucoup trop.
21 juin 2008
Cloudy.
La colombe est bien trop libre, pour la laisser pourrir en cage.
Et je me suis allongée sur ce ciel qui reflète un peu trop ma vie. Des nuages éparses fluides et perdus. Il est beaucoup trop loin le temps de Beween The bars. Des millions d'étincelles pressée sur nos pupilles. De quoi faire oublier le reste du monde. Mon esprit est bipolaire. Un peu trop partagé entre deux extrêmes illicites. Il y a celui prônant la résurrection et la pleine confiance en lui. Il y a l'autre beaucoup plus terre-à-terre, le révolu, et sans histoires. Celui qui me dit de me tenir à distance, de faire attention. Marcher pieds nus sur un champs de mines. De l'explosion et beaucoup trop d'innocence. Je suis une reconquête constante. Nottez le. Je veux être la princesse, celle toujours autant désirée. Je ne veux pas d'assagissement. Je ne veux pas de baisse de régime. Nous n'avons jamais perdu la bataille mais s'il ne fait pas plus attention à moi, je partirais dans la nuit. Je ne veux plus de larmes à la tombée du jour. Est-ce que je ne mérite pas mieux que ça ? J'en ai assez de les regarder dormir. Je déteste ça qui plus est. Et ce goût amer me reste en bouche. Je hais cette transparence acquise. Luisant et possesseur. Je ne suis à personne, pas même à toi. La colombe est bien trop libre, pour la laisser pourrir en cage. Je veux ressentir cette angoisse de réalité en grand fracas. Je veux qu'il ait peur de me perdre pour qu'il prenne enfin conscience que. To be aware that. Car pour l'instant il n'en ait rien. Il ne donne aucune impression. Juste une musique fluide aussi lisse que nos sourires. Je veux plus. Beaucoup plus. Rien ne me suffit jamais vraiment. Le jeu est bien trop facile. Les nuages passent et lui se complait dans un système auquel je n'adhère plus. Je veux des preuves des vraies. Et enfin qu'il prenne conscience que rien n'est éternel.
18 juin 2008
En Sierra Leone, les enfants ne dorment pas, ils tuent.
Tu te sens conne d'un coup. Impuissante et conne. C'est pas le film c'est un tout. Ou c'est le film et le reste. Ces gosses et toute cette violence que tu sais belle et bien réelle. Je suis loin d'hollywood. Juste là bas. Et ça me révolte de l'intérieur. Ces putains d'enfants soldats qu'on prend à peine seuvré, un lavage de cerveau en bonne éduforme et des machines à tuer. Ils disent qu'ils sont 300 000 dans le monde aujourd'hui. Dociles et influençables. Des viols, des meutres, des massacres. " je suis le tueur de bébé" à dit le gosse de 8 ans, et moi " je suis le maitre de la violence" La liberté contre l'opresseur. Qui opresse qui ? L'étranger est profiteur mais le soldat qui protège son pays le tue de l'interieur. Et que puis je faire ? Moi devant ma télé. Je me sens conne et impuissante. Tout ça me dépasse bien sur mais je suis, et nous tous. A ce moment ou vous lisez ces lignes des gens se font massacrer partout dans le monde. Une petite fille de 7 ans est en train de se faire violer en Tchechenie, un "enfant loup" torture et massacre au Mozambique. Bien sur je ne suis pas la première à en parler, et ses paroles s'auront aucun impact sur personne. Mais il faut agir. Un jour je serais journaliste et...C'est beau de dire ce qu'il faut le faire, reste à le faire. Et là enfoncée dans mon siège, je me laisse empoisonée par cette impuissance qui me ronge devant ce monde qui courent à sa perte. Crois tu que l'homme est bon au fond de lui même ? "je répondrais que c'est un homme." L'espoir est une belle chose et la prise de conscience, un bon début.
05 juin 2008
On dirait la savane.
On dirait la savane. Les herbes carressent mon visage doucement. Cette étendue qui glisse sous mes yeux m'appartient. De droit de coeur disait-il. Rare sont les personnes qui peuvent comprendre. Il faut avoir apprit à écouter le silence. La nature s'imprime sur la surface sensible de ma rétine. Pendant que le soleil execute son ballet révérencieux. Les nuages dansent comme ce guépard dans le ciel. Je suis tapie au fond de mon coeur et j'écoute. Libre dans ma tête et devant ce paysage qui s'offre à moi : l'espace et le temps. La synchronisation avec le présent était un obstacle au bonheur disait Pascal. Je l'ai résolu. Assise sur ma terre je savoure l'horizon qui s'éteint. Des brumes de vacances et d'enfances me reviennent en particules. Moi je me dis que dans quelques années je reviendrais dans ce lieu qui m'a vu grandir. J'enjamberais la palissade en bois, je sauterais par dessus le petit ruisseau et je m'assirais en tailleur au milieu de cette plaine. Je grimperais sur ces bottes de foins, j'écarterais les bras en laissant s'engoufrer le vent sous mon tee-shirt. Je rirais car là bas on ne sais que rire et s'extasier devant ce ciel immense qui change tous les jours de couleurs.
Un jour je reviendrais chez moi, et rien n'aura changé. La cigogne prendra son envol à mon arrivée, dans un bruissement épais et soyeux. Je sentirais le souffle du vent sur mon visage à chaque inspiration. J'Expirais le trop plein d'existence qui nous ronge de l'intérieur. Je ferais de ce lieu la source intarissable de sérinité. Je ferais de ce lieu tout ce qu'il a toujours été. Et ce soir, devant ce soleil qui prend fin, devant ce ciel immense je consomme ma majorité.
04 juin 2008
Comment commencer, si ce n'est que j'ai envie de tout arrêter.
Et je reviens là, dans mon no man's land, pour me plaindre ouvertement. Cracher mon venin sans conséquences. Destructrice, acide et mortifère. J'ai oublié d'où venait cette nécéssité d'écrire. De l'automatisme, du besoin ou de l'habitude. Mais là. Là. Comment commencer. Si ce n'est que j'ai envie de tout arrêter. STOP. un bon coup dans la nuque. Les griffes acérées dans le jean tout neuf. Ce putain d'avenir toujours aussi sombre. Cette pression que je fais semblant de contrôler. Totalement. Mensongère. Je sens les nuits blanches arrivées, je sens la perspective du stress, des échecs, des épreuves trop longues. Irritée. Par je ne sais quelle ambiance de fin d'année qui sonne amèrement. Qu'on l'achève un bon coup, qu'on arrête avec ces longs et agonisants petits jours. Marre de Guisth'au. Et dans trois mois il me manquera terriblement. Nos petits rdv, Elles. Ces couloirs où j'ai trainé, cette cour, les arbres, le béton, et le soleil. La verrière, les escaliers. Ces larmes, ces angoisses, ces deceptions, ces rires, ces petit moments de bonheur, blotie dans son cou... Le soleil dans le marronier, l'arrivée le matin devant cette forteresse de briques, le grand ciel bleu qui s'etend en fond d'écran. Et maintenant ce sera comment ? Une fois qu'on aura quitté ce lieu qui nous a vu naitre ? Deux jours. Et demain, je sais déjà qu'il ne se passera rien. Même après tant d'années, ma peau reste accrochée à ces désirs naïfs de journées particulières. C'est ça. Moi je sais déjà tout. Le père Noël, la petite souris, les cloches et le marchand de sable. Marre d'être une fille pourrie gâtée, qui n'épuise jamais son sac à rêves. Marre d'être déçue. toujours. Par tout. Et les larmes montent bien trop vite pour une veille d'anniversaire. J'ai fait marché la sécu, pour profiter de mon dernier jour de mineur. J'ai fait semblant que tout allait bien. J'ai fait semblant d'être enceinte devant le pharmacien pour empocher la pillule du lendemain gratuite. J'ai évité les questions d'avenir avec soin. J'ai enguelé mon facteur. J'ai rie aux blagues de ma soeur. Et je l'ai laissé glisser ses doigts dans mes cheveux quand je me suis mise à pleurer. demain on ne fêtera rien. Et tant pis. A quoi bon hein, ça fait longtemps que le 5 juin n'est plus ma journée de l'année. J'ai envie de crier, de courir dans mon champs. De souffler un bon coup, et de retourner avec elles, jouer sur cette balançoire. Les pieds nus dans l'herbe verdoyante. Oubliant tout. Savourant l'amitié. Je me dis parfois qu'il est sans doute pour quelque chose si je n'ai pas été prise là où je voulais. Sans lui, j'aurais travailler. Mais s'il n'avait pas été là, je ne serais partie définitivement. Alors qu'il y a t-il de mieux franchement ? J'ai craché mon venin. Et je crois que j'ai trouvé d'où venait cette nécéssité d'écrire... renverser son sac, percer son coeur, et faire le vide dans sa tête. Midway est devenu le trop plein de mon existence. fermer les yeux. Souffler un bon coup. Essuyer ses larmes. Et c'est reparti.
02 juin 2008
21 mai 2008
Des miroirs dans la boue.
ça fera deux semaines. Et plus rien. rien. L'eau s'est écoulée sur ma peau, mon bleu s'est effacé, mon estomac s'est raccommodé tout seul à coup de jus d'orange multivitaminé, et de crêpe au sirop d'érable. Plus rien. Rien. ou Juste Elle qui est revenue dans ma vie. A mon grand bonheur. Juste une présence maternelle qui se fait plus douce et chaleureuse. Juste un père qui s'inquiète soudain, au dernier mois de l'année de la scolarité de sa fille. Juste des mains qui tremblent toutes seules le matin en prenant des comprimés. Juste des regards qui pèsent et des "ça va" lourd de sens. une prise de conscience. Juste une envie de tourner la page. Juste des idées noires qui reviennent parfois. Se faufilent à toute vitesse entre les cases du cerveau, et laisse pourrir au fond de mes yeux l'image de mon existence. C'est étrange et amer. Deux semaines. Et après. Après "où est-ce qu'on va ?". J'en sais rien. Mais on y va. Le principal c'est pas d'y arriver, c'est le chemin parcouru aurait-il. D'accord. Alors, de un je veux mon bac, de deux je veux... Non ok. Je veux être heureuse. Et vivre des choses inoubliables. C'est bien ça. Comme objectifs. ça m'engage pas trop et ça donnera quelques choses de beau, d'audible et homogène. Deux semaines et je serais majeure. Deux semaines que. Plus rien. Rien. Juste des bribes de paroles qui me reviennent... des sourires, des mensonges, du bonheur. L'eau coule sous les ponts, la pluie fait des miroirs dans la boue, les gens oublient et aiment un peu moins plus chaque jour. Les relations se tricottent comme le papier à musique. Doucement, solidement. Les notes glissent. Les pneus crissent sous les graviers. Et Rien plus Rien.
Dehors, dehors il fait chaud, des milliers d'oiseaux s'envolent sans effort, mais quel est ce pays, où frappe la nuit la loi du plus fort ?
10 mai 2008
.Envie de s'y remettre.











